Évaluation de l'état de chair

24/02/2011 12:32 par les_bargeots_de_la_rando

Évaluation de l'état de chair

L'évaluation de l'état de chair (EEC) est une méthode objective qui permet d'évaluer les réserves de graisse du cheval, par laquelle on attribue un indice numérique facili-tant la comparaison des chevaux entre eux. Nombre de pro-priétaires n'arrivent pas à déceler des variations importantes du poids vif des chevaux ou des variations liées à l'âge et aux types de race. Il en découle souvent une suralimenta-tion ou une sous-alimentation.

 

 

Figure 1. Diagramme des parties visées par l'indice d'état de chair


Diagramme des parties visées par l'indice d'état de chair (Adapté de Henneke et al. 1981, Texas A&M)

L'évaluation de l'état de chair fait intervenir la palpa-tion et l'évaluation visuelle du degré d'engraissement de di-verses parties du cheval comme les côtes, la région de l'attache de la queue, l'encolure et le garrot, ainsi que l'arrière des épaules . Les réserves adipeuses accumulées dans ces par-ties sont fonction de l'équilibre entre l'absorption et la perte d'énergie lors de diverses activités.

Si l'équilibre énergétique est négatif (pertes d'énergie supérieures à l'absorption d'énergie), il y aura perte de poids, laquelle s'ensuivra d'une diminution de l'état de chair. Cet équilibre énergétique est lié à plusieurs facteurs, notamment : la disponibilité des aliments et de l'eau, les conditions atmosphériques (p. ex. température ambiante et froi-deur du vent), l'activité reproductrice (p. ex. gestation, lac-tation) et les demandes de la croissance et de l'état sani-taire en terme d'activité physique. Un équilibre énergétique positif (dé-pen-ses d'énergie inférieures à l'absorption d'éner-gie) se traduira par une production adipeuse et musculaire, ainsi qu'une amélioration de l'état de chair du cheval.

 

Évaluation de L'état de chair

Le système d'évaluation de l'état de chair décrit dans la présente fiche est principalement fondé sur le système décrit par Carroll et Huntington (1988)1. La palpation et l'examen vi-suel des côtes, de la région de l'attache de la queue, de l'en-colure et du garrot, ainsi que de l'arrière des épaules facili-tent la comparaison des chevaux présentant des réserves de graisse corporelle d'abondance différente, sans égard à la taille corporelle ni à la race du cheval.

La figure 2 présente les lignes de contour des profils cor-respondant aux divers indices d'état de chair (IEC). Les profils d'IEC de 0 et 1 suivent le dessin du squelette et décrivent respectivement l'état d'émaciation et de maigreur extrême. L'indice de 3 décrit une apparence harmonieuse de la structure squelettique et représente l'état de chair op-timal du cheval pour son maintien, sans gain ni perte de poids. La structure squelettique des chevaux dont l'indice est de 3+ à 4 a une apparence arrondie. Leur état de chair est supérieur à la moyenne, mais cela ne devrait pas nuire à leur capacité reproductrice, particulièrement lorsqu'ils sont élevés en plein air durant l'hiver.

 

Figure 2. Vertèbre lombaire - Vue transversale anté-ri-eure indiquant

les lignes de contour du profil correspondant à chaque indice d'état de chair
Vertèbre lombaire - Vue transversale anté-ri-eure indiquant les lignes de contour du pro-fil

 

Figure 3. Évaluation de l'état de chair


Évaluation de l'état de chair (adapté de Carroll, C.L., et Huntington, P.J., Body condition Scoring and Weight Estimation of Horses)
Évaluation de l'état de chair (adapté de Carroll, C.L., et Huntington, P.J., Body condition Scoring and Weight Estimation of Horses)

Une robe à poils longs peut être trompeuse. Certaines différences de conformation rendent difficile l'application de certains critères à un animal donné. Par exemple, les ani-maux ayant un garrot saillant ou qui ont le dos plat, ainsi que les juments rendues à une étape avancée de la gestation (le poids du poulain tend la peau sur les côtes) peuvent pré-senter des indices d'état de chair inférieurs à ce qu'ils sont vrai-ment. Toutefois, le système d'évaluation appliqué de façon cor-recte n'est pas tributaire de la taille ni de la conformation du cheval.

Lors de l'évaluation des animaux, il y aura des varia-tions d'un animal à l'autre; d'où l'emploi des termes facile à main-tenir et difficile à maintenir. Les chevaux faciles à maintenir comprennent tous les individus des races de trait, les poneys et les quarter horses, ainsi que les animaux do-minants d'un troupeau. Les chevaux difficiles à maintenir comprennent bon nombre d'individus des races suivantes : arabe, pur-sang anglais et les chevaux qui ont de l'allure. Les chevaux difficiles à maintenir comprennent également les individus ombrageux qui sont au bas de l'échelle sociale au sein d'un troupeau. Le tableau 1 présente un résumé des différents indices d'état de chair tandis que la figure 3 illus-tre les changements dans l'apparence du corps des che-vaux.

 

 

Tableau 1. Descriptions des différences anatomiques entre les divers indices d'état de chair

 

 État de chair

 

 Encolure

 

 Garrot

 

 Dos et rein

 

 Côtes

 

 Arrière-train
 0 Très maigre squelette facile à sentir au toucher
- pas de muscle plat au niveau du point de rencontre de l'enco-lure et de l'épaule
squelette facile à sentir au toucher les 3 apophyses des vertèbres sont fa-ciles à sentir au toucher (figure 2)  
chacune des côtes est facile à sentir au toucher
l'attache de la queue et les os de la hanche sont proéminents
 1  Maigre squelette peut être senti au toucher
- léger plat au ni-veau du point de rencontre de l'en-colure et de l'épaule
squelette peut être senti au toucher apophyses épineuses faciles à sentir au toucher
- apophyse trans-verse légèrement enve-loppée de gras
légère enveloppe de gras, mais peuvent encore être senties au toucher os de la hanche peuvent être sentis au toucher
 2 Passable enveloppe de gras recouvrant le squelette dépôts de gras sur le garrot
- selon la confor-mation
gras recouvrant les apophyses épineuses côtes non visibles, mais elles peuvent encore être senties au toucher os de la hanche recouverts de gras
 3 Bon l'encolure se fond harmonieusement dans l'épaule le garrot se fond dans l'encolure le dos est droit couche de gras sur les côtes os de la hanche ne peuvent pas être sentis au toucher
 4 Gras dépôts de gras le long de l'encolure coussinet adipeux autour du garrot sillon évident le long du dos gras spongieux sur et entre les côtes os de la hanche ne peuvent pas être sentis au toucher
 5 Très gras gras bombant gras bombant sillon profond le long du dos amas de gras amas de gras

 



Voici quelques exemples d'indices d'état de chair « typiques » qui seront utiles pour apprendre le système d'évaluation et interpréter les résultats. Chacun des indices comportera une gamme d'états de chair, il sera parfois pratique d'assigner la cote « + » ou « - » ou bien un demi-point, par exemple, 2,5 ou 3,5.

 Indice 0  Émacié - la croupe est creuse et il y a une cavité profonde sous la queue, la peau est tendue sur les côtes, p. ex. vieux chevaux gravement affaiblis présentant une occlusion dentaire anormale, inanition.
 Indice 1,0  Médiocre - très maigre, bassin et hanches proéminents, côtes visibles.
 Indice 2,0  Modéré - maigre, croupe plate, hanches bien dessinées, un peu de gras, p. ex. jument sévèrement affaiblie par l'allaitement et nourrie dans un pâturage médiocre.
 Indice 2,5   - p. ex. entraîné à la course ou cheval d'endurance.
 Indice 3,0  Bon - les côtes et le bassin sont enveloppés de gras et arrondis, p. ex. cheval au licou en parfaite condition pour être présenté dans un concours.
 Indice 3,5   - p. ex. jument adulte au milieu de sa gestation.
 Indice 4,0  Gras - gras recouvrant les côtes et le bassin, demande une pression ferme pour les sentir au toucher, p. ex. cheval adulte facile à maintenir, en pâture et n'effectuant que peu ou pas de travail.
 Indice 5,0  Très gras - engraissement excessif, les côtes et le bassin ne peuvent pas être sentis au toucher, sillon profond sur le dos, p. ex. poney gras sujet à la fourbure.

 

Évaluation du Troupeau à L'aide de L'évaluation de L'état de Chair

Le système d'EEC est souvent employé pour évaluer des animaux individuels. Cependant, dans le cas d'un groupe de chevaux, il est possible d'évaluer d'un mois à l'autre les changements de l'état de chair qui découlent de modifica-tions liées à l'alimentation totale offerte ou à la qualité des aliments et à leur utilisation. Suivez les instructions et éva-luez un groupe ou un troupeau de chevaux durant une pé-riode d'affouragement hivernale ou pendant toute l'année.

1. Évaluez l'état de chair de chaque cheval du troupeau. (L'exemple s'appuie sur un troupeau de 22 chevaux.) Ins-crivez les résultats sous forme d'un tableau similaire au tableau 2.
2. Créer un graphique semblable à la figure 4, où le nombre de chevaux se trouve en ordonnée (axe vertical) et l'indice d'état de chair se trouve en abscisse (axe horizontal). Faites un « X » sur le graphique au point d'intersection du nombre de chevaux dans chaque groupe et de l'indice d'EEC.
3. Reliez les points pour tracer la courbe. Utilisez une couleur différente pour cha-que mois.
4. Répétez cet exercice un mois après l'autre. Observez toute modification de la forme du graphique ou déplace-ment de la courbe vers la gauche ou la droite.

 


Tableau 2. Évaluation du troupeau

 

 

 Indice d'état
de chair

 

 Nombre de chevaux selon l'indice

 

 Sept.

 

 Déc.

 

 Mars
 0

 

 2

 

 0

 

 0
 1

 

 3

 

 0

 

 0
 2, 2 ½

 

 10

 

 8

 

 2
 3, 3 ½

 

 5

 

 12

 

 13
 4

 

 2

 

 2

 

 5
 5

 

 0

 

 0

 

 2

 

La figure 4 présente l'évolution de l'état de chair d'un troupeau de chevaux. Le déplacement de la courbe vers la droite signifie que le troupeau est en équilibre énergétique positif, tandis que le déplacement vers la gauche indique un équilibre énergétique négatif.

Les individus qui nécessitent davantage de soins et d'énergie sont ceux dont l'état de chair est inférieur ou égal à 2. Ces individus comprennent habituellement : les vieux chevaux dont la dentition est mauvaise; les jeunes chevaux et les chevaux ombrageux qui sont en concurrence pour les ali-ments; les juments âgées en gestation; ou les juments affai-blies par la lactation. Les chevaux dont l'indice d'état de chair est supérieur ou égal à 3,5 sont habituellement les che-vaux « faciles à maintenir », les individus dominants et les poneys.

La nutrition du troupeau s'est améliorée, parti-cu-liè-rement chez les chevaux dont l'indice d'état de chair était inférieur à 2. En fin de décembre, leur indice s'était déjà accru et avant le mois de mars, tous avaient marqué une amélioration très nette.

Résumé

Une méthode systématique d'évaluation de l'état de chair constitue un outil de gestion utile. Elle améliorera la com-munication entre les valets d'écurie, les propriétaires et les vétérinaires en procurant une méthode descriptive qui est sensible aux modifications de la nutrition, de l'état phy-siologique, du degré d'activité ou des conditions du milieu. Elle favorise une meilleure conscience de l'utilisation des aliments et permet d'apporter des modifications aux régi-mes alimentaires en fonction des réactions des individus ou du troupeau.

 

differences avec le cheval sauvage

24/02/2011 12:20 par les_bargeots_de_la_rando

Quelles sont les différences entre les chevaux sauvages et les chevaux domestiques ?

Dans la nature, les chevaux sauvages se sont adaptés aux terrains divers et aux climats dans lesquels ils vivent. Ils sont libres d'errer 24 heures sur 24, sept jours par semaine, 365 jours par an. Beaucoup soutiennent que des chevaux sauvages, comme ceux à l'Ouest américain, sont génétiquement différents de leurs cousins domestiques ; ce qui n'est pas le cas.


Le "Mustang sauvage " est de la Famille des Equidae et de l'Espèce : Equus caballus. Donc ce sont tous les chevaux domestiques. Bien qu'il soit certain que quelques variations génétiques existent parmi les membres de la même espèce (la taille, la forme, la couleur, les allures), tous les chevaux actuels sont physiologiquement les mêmes et ont les mêmes besoins de base.
Alors comment se fait-il que les Mustangs sauvages vivant sur la terre inhospitalière aient développé les pieds si durs qui n'exigent aucune intervention humaine pour rester sains?

Mustangs en liberté ...
Si c'était le résultat d'une sélection naturelle qui sélectionnait uniquement ceux qui ont les pieds les meilleurs, comment se fait-il que des Mustangs captifs soient exposés rapidement aux mêmes maux et faiblesses de pied ainsi que les autres problèmes de santé des chevaux domestiques ?
Voici un tableau permettant de comparer les chevaux sauvages et les chevaux domestiques :






Equus Sauvage
Equus Domestique


  • Erre librement, parcourt 15-20 Km par jour
  • Est dans un box ou un enclos limitant ses mouvements


  • A une vie sociale dans un troupeau
  • Est souvent solitaire


  • A une diversité alimentaire énorme le permettant de manger ce qu'il a besoin quand il en a besoin et dans des quantités nécessaires
  • Est alimenté avec des rations fortement concentrées aux intervalles peu fréquents chaque jour, peut rester des heures avec rien dans l'estomac


  • Recherche certains minéraux supplémentaires quand son corps en a besoin
  • Est forcé de manger des rations fortifiées et est supplémenté avec des quantités diverses dont le corps peut ne pas avoir besoin


  • Mange et boit avec une position de tête baissée
  • Mange dans des mangeoires avec la tête dans une position anormalement haute et boit dans des seaux


  • Expose ses pieds à l'eau chaque jour quand il boit dans les rivières, les mares ou les lacs
  • A la place d'une petite douche quotidienne sur ses pieds pour les hydrater, on lui applique des préparations d'huile/graisse


  • Éprouve des changements de température graduels car il est continuellement dehors
  • Éprouve des changements soudains de température quand il se déplace du box au manège et quand ses couvertures sont enlevées


  • Ne porte aucune couverture ou autre protection
  • A des zones d'usures


  • A des sabots nus en contact direct avec la terre
  • A des sabots ferrés avec peu ou pas de contact avec le sol direct


  • Dort directement sur le sol
  • Dort sur literie douce (matelas de paille)


  • Marche souvent sur terrain accidenté
  • Se déplace sur un terrain " artificiel " souvent très doux


  • A une durée de la vie moyenne de 30 - 40 ans
  • Durée de la vie moyenne 25-30 ans


Il en a été ainsi depuis des millénaires
Il en est ainsi depuis moins de 1000 ans





* En réfléchissant sur l'histoire des robustes Mustangs, nous nous rendons compte qu'ils sont un mélange génétique de différents chevaux. Ils ont tout d'abord été apportés par des conquistadors espagnols quand ils sont venus en Amérique au début des années 1500. Beaucoup de chevaux espagnols se sont échappés ou ont été relâchés et sont redevenus sauvages. Ils ont formé le noyau des grands troupeaux des chevaux qui occupaient tout le pays du nord du Mexique aux plaines occidentales des Etats-Unis.

Plus tard, ces populations de chevaux libres ont été croisées avec d'autre sangs de chevaux domestiques échappés des fermiers et des propriétaires de ranch. Au début du 20ème siècle, beaucoup de chevaux ont été libérés pendant la Grande Dépression quand leurs propriétaires ne pourraient plus se permettre de s'en occuper. Pendant 500 ans, les lignées se sont mélangées et croisées jusqu'à aboutir au Mustang américain moderne. Sur un niveau génétique il y a peu de différences entre eux et des chevaux domestiques - il n'y a pas simplement eu assez de temps, dans un sens évolutionnaire, pour les mutations génétiques provoquent des modifications significatives.

la dermite estivale

24/02/2011 12:12 par les_bargeots_de_la_rando

La dermite c'est quoi ?


C'est une dermatose prurigineuse et saisonnière, dorsale ou ventrale, causée par une réaction d'hypersensibilité de type I aux piqûre massives de moustiques, de mouches, moucherons (culicoïdes), un sarcopte (acarien parasite "agent de la gale ") surtout sur les chevaux à peau fine.

Les parties du cheval les plus touchées sont la crinière, la queue, le garrot.

Les lésions occasionnées sont des nodules , parfois couverts d'une croûte fine.

Il faut savoir que le cheval peut faire une allergie qui entraîne alors une dermatose estivale recidivante et que cette affection peut également être conjuguée avec l'onchocercose .

les principaux insectes responsables sont :

Les simulies (Simulium ornatum) et les Certatopogonidés (Culicoides pulicaris)

Ce sont eux qui sont le plus souvent responsables. Les tests intracutanés démontrent que la plupart des chevaux atteints de dermatite estivale sont allergiques aux allergénes des espèces de culicoïdes.

  • C.nubeculosus
    Leur lieu de piqûre se situe sur la croupe, à la base de la queue et surtout le garrot.

  • C.pulicaris
    Piquent sous le ventre (mettre de la vaseline), sur la croupe, la base de la queue, l'encolure et surtout la base de la crinière.

  • C.lupicaris
    Piquent sur la croupe, à la base de la queue, le dessous du ventre, le garrot, et surtout la base de la crinière.

  • C.dewulfi
    Piquent sur la croupe, à la base de la queue, le bas des membres, surtout la base de la crinière et un peu sur l'ensemble du corps.

  • C.obsoletus
    Piquent sur la croupe, à la base de la queue, le bas des membres, surtout la base de la crinière.

  • C.chiopterus
    Piquent sur l'ensemble du corps, mais surtout à la base de la crinière.

  • C.punctatus
    Piquent le dos, les flancs, à la base de la crinière et surtout au garrot.

En régle générale, les fréquentes zones de piqûres se situent à la crinière, le bas des membres, la croupe et la base de la queue.

La mouche araignée ou mouche plate

Elle est tenace est difficile à écarter. Elle affectionne les endroits sensibles comme l'anus, le périné, la face interne des cuisses ...

Pour éviter que les chevaux ne se fassent trop piquer, je leur badigeonne le bas du ventre (fourreau, mamelles) avec de la vaseline. Les moucherons y resteront collés.

Le stomoxe (mouche de bétail)

Elle entraîne la dermite serpigineuse.
Très répandue, elle harcèle les chevaux par les temps orageux.
Sa piqûre peut inoculer les oeufs d'un parasite de l'estomac: les gastérophiles .

Le taon

Comme le moustique, seule la femelle pique pour se nourrir de sang.
La piqûre est douloureuse et la quantité de sang prélevée à chaque fois n'est pas négligeable pour un poulain.
Il peut inoculer le virus de l'anémie infectieuse, tout comme le moustique.

Le moustique

La femelle pique la nuit et, au niveau de chaque piqûre, peut se développer une zone d'oedème prurigineuse.

Guèpe, abeille, frelon

Leurs piqûres sont rares mais ressenties fortement chez le cheval.
La répétition de ces piqûres peut entraîner des troubles généraux et une crise d'urticaire .

Il peut y avoir également des répercussions cardiaques.

les chenilles processionnaires

Par leur poils urticants, elles causent de véritables brûlures au cheval.
Dans l'est de la France, on les trouve sur les sapins et, dans le midi, sur les pins.

Les symptômes

Ils apparaissent au printemps, s'aggravent en été et commencent à disparaître avec l'arrivée de l'automne.
L'année suivante, dans la plupart des cas, les lésions sont de plus en plus graves et peuvent même devenir permanentes chez certains chevaux.

Les lésions commencent par des démangeaisons.
Le cheval se gratte et les zones atteintes sont la région dorsale, la crinière et la queue.
Les poils sont hérissés et la peau montre une inflammation, un prurit, des suintements qui peuvent entraîner une surinfection.
Le cheval, à force de se gratter, peut se blesser.

Le grattage de la queue peut être dû à des acariens et pas spécialement à des vers.

Mais ces symptômes peuvent être confondus avec une dermatophilose, des teignes , des gales et une infestation de poux (phtiriose).

Il faut savoir également qu'il peut exister une prédisposition héréditaire à l'allergie aux Culicoïdes, qui se manifeste le plus souvent vers l'âge de 2/3 ans et bien sur qui s'aggrave avec le temps.

Les traitements

Le diagnostic est difficile à établir car il est basé sur les signes cliniques. Il est donc nécessaire de pratiquer des biopsies cutanées, des tests intradermiques, afin de mettre en évidence la réaction d'hypersensibilité du cheval.
Il est également possible d'utiliser des produits insecticides pour chiens, mais il faut avoir recours à ceux qui ont une action répulsive ou qui tuent avant que l'insecte n'ai piqué. Le Lindane n'est pas la molécule de choix.

Il faut surtout "jouer" sur la prévention:

  • rentrer les chevaux au box
    à condition que ceux-ci isolent le cheval de l'extérieur

  • appliquer des insecticides
    Le véritable problème reste la sudation du cheval qui inhibe les probuits, car les molécules actives sont diluées et éliminées par la sueur.
    C'est malheureusement le pourquoi des nombreuses applications nécessaires dans une journée et l'inefficacité en général de ces produits.

  • éloigner les chevaux d'une source humide (marre, ruisseau)
    Attention aux grands récipients d'eau, du style baignoires ou autres, car c'est un vrai nid pour sites larvaires.
    Il faut les nettoyer très régulièrement tous les 2/3j par temps chaud, lourd et humide.

  • applications de répulsifs
    Ce sont des substances qui irritent et éloignent les insectes, mais leur activité est de courte durée.

    On peut essayer de faire quelques mélanges soi-même avec de l'huile camphrée et de l'essence de citronnelle par exemple (attention aux dilutions des essences, bien les diluer, sinon, il peut y avoir des problèmes allergiques également).
    Le benzoate de benzyle a une bonne efficacité.
    Le Fenvalérate et Perméthrine sont révulsifs et des insecticides également.
    Personnellement, j'utilise : Stomoxine (P.a. perméthrine)

Malheureusement, les traitements ne permettent pas de guérir le cheval. Ils n'apportent qu'une amélioration des lésions.

Les surinfections nécessitent des soins locaux avec des antibiotiques et antiseptiques, mais attention à l'emploi irraisonné de corticoïdes, mieux vaut faire un suivi médical avec un vétérinaire.

  • Si les piqûres semblent provoquer des réactions générales comme de l'abattement, etc ...on peut ajouter dans un barbotage 200 g de bicarbonate de soude et de l'huile de tournesol.

  • Pour les piqûres de guèpes ou autres ..on peut également rajouter 1 litre de café tiède dans un barbotage.

  • Pour calmer le prurit, du vinaigre mélangé à de l'eau (% suivant la sensibilité du cheval), calme bien, ou des préparations à base de menthol, thymol, camphre....

  • Pour la queue, je peigne bien la base et la badigeonne de mercryl pur en faisant bien pénétrer à l'aide du peigne, je renouvelle tous les jours pendant 1 semaine puis j'applique en prévention quelques pulvérisations d'un produit à base de TM et HE, le matin.

On peut essayer un traitement homéopathique :

ledum :12 D 1 cc (V.O.) matin et soir

sulfur :30 D 10 gouttes tous les 3/4 jours

acidum fluoricum :10 gouttes tous les 3/4 jours



Les insectes responsables



Tous les ans, à la période estivale, les mouches sont de retour, plus méchantes (nous trouvons) d'année en année, piquent et sucent nos chevaux de tous côtés.

Les affections cutanées d'origine parasitaire sont caractérisées par un prurit (c'est un symptôme qui amène le cheval à gratter les zones affectées, d'où des lésions cutanées, porte d'entrée d'infections) et dans les cas graves, le grattage peut aboutir à une automutilation.

Les produits en vente n'agissent que quelques heures et les prix sont exorbitants ... peut-on parler d'exploitation pure et simple ? !!!

Quelles sont les nuisances occasionées par les insectes ?

  • ils s'attaquent aux parties sensibles telles que :
    • l'oeil
      Le cheval est irrité car les mouches se nourrissent des écoulements et cela entraîne un cercle vicieux, plus il y a d'écoulement, plus il y a de mouches.
    • les mamelles
    • l'intérieur des cuisses
    • le foureau
    • les oreilles

  • les piqûres occasionnées sont irritantes et douloureuses et peuvent entraîner une allergie .
  • un oedème peut apparaître après plusieurs piqûres

Il ne faut pas oublier que l'anémie infectieuse est transmise par les insectes piqueurs.

Quels sont ces insectes ?

Ce sont des diptères, ordre d'insectes ayant deux ailes et un organe de succion ou de piquage, comme les mouches ou les moustiques par exemple.

  • les taons (Tabanus spp.,Chrysops spp., Haematopota spp.)Taon
    Ils peuvent transmettrent diverses infections bactériennes et virales.
    Les tabanidés ont une piqûre très douloureuse et provoquent en général de volumineuses papules.
    Plusieures piqûres peuvent provoquer des oedèmes (infiltration de liquide séreux dans le tissu conjonctif).
    La quantité de sang prélevée et non négligeable pour un poulain.

  • les abeilles (Apis mellifera) et guêpes (Vespa vulgaris)
    Peuvent entraîner un urticaire, des plaques oedémateuses sur tout le corps et, s'il y a de nombreuses piqûres, un choc anaphylactique.

    Le cheval peut montrer des périodes d'excitation suivies d'une dépression. Les lèvres, les paupières peuvent enfler et être douloureuses et le cheval peut aussi avoir des signes de coliques. Dans les cas graves, l'administration d'épinéphrine peut sauver la vie du cheval. Dans la plupart des cas, les glucocorticoïdes ou les AINS sont suffisants.

  • les frelons (V. crabo), les bourdons (Bombus terrostris)
    Les piqûres occasionnent des manifestations allergiques.

  • les mouches

    Il existe plusieurs sortes de mouches qui peuvent importuner les chevaux.

    Certaines se nourrissent de sécrétions (Musca spp.) et d'autres piquent comme les Stomoxes (Stomoxis calcitrans)
    Certains chevaux réagissent mal à leurs piqûres, et sont agités.
    qui se nourrit de sang et de lymphe.

    Les mouches peuvent donc transmettre des infections occulaires (Musca spp.) ou contaminer des plaies.

    Haematobia spp. sont des petites mouches hématophages qui volent en groupe autour des chevaux.
    On rend cette mouche responsable de dermite ventrale.
    Cette dermite est souvent confondue avec l'allergie aux Culicoïdes.
    Pour remédier à ce problème, je tartine les mamelles, foureau et bas ventre de vaseline.
    Les mouches viennent s'y coler et n'ont pas le temps de piquer le cheval.

    Il faut savoir également que certaines mouches pondent directement au contact des paupières.
    Les larves colonisent ensuite les canaux lacrymaux et cela entraîne un larmoiement permanent.
    Elles se nourrissent à partir de zones humides, comme le coin de l'oeil, la commissure des lèvres, les organes génitaux etc...
    Chassées, elles passent d'un cheval à l'autre, peuvent également aller sur des crottins et revenir aux coins des yeux et ainsi de suite et entraîner une conjonctivite.

    Dans les régions du sud, elles peuvent servir de vecteur aux habrogèmes, présents sous forme de larves dans les crottins et entraîner l'habronémose cutanée.

    • Les mouches plates ou mouche araignée
      Elles engendrent des réactions parfois violentes de certains chevaux sensibles car elles s'agglutinent au niveau des mamelles, du fourreau, des cuisses et du périnée.
      De par leur forme, elles sont difficiles à écraser.

    • Les gastérophiles
      Ces mouches déposent sur les membres leurs oeufs que le cheval avale.
      Ensuite les larves de astrophilus spp. migrent dans la bouche et s'enfoncent dans la muqueuse.
      Quelques fois, la mort de larves provoque des ulcérations buccales.

    • Les stomoxes (Stomoxys calcitrans - Muscidés) ou mouche charbonneuse
      Elles peuvent être très agressives et elles ont un rôle pathogène car elles véhiculent des germes .

      Elles se tiennent en été au voisinage des écuries et nous piquent également en général aux chevilles.
      Ces mouches aiment les zones claires et ensoleilées et pondent dans le fumier.

    • Les Calliphoridés (mouches des genres Lucilia, Calliphora, Phormia, Crysomyia)
      Les larves de ces insectes occasionnent une parasitose appelée myiase.
      Elles affectionnent particulièrement les plaies, les pansements sales, les sarcoïdes nécrosés etc...



  • les moustiques (nématocères)
    On trouve surtout ces insectes dans les régions et endroits humides, près des plans d'eau.
    Les larves se développent dans l'eau.
    Leurs piqûres peuvent donner au cheval d'importantes démangeaisons et faire apparaître des papules qui fusionnent parfois en placards.
    Les moustiques peuvent véhiculer des agents pathogènes comme l'anémie infectieuse.
    Les solutions diluées d'amoniaque détruisent la toxine des moustiques.

  • les simulies (Simulium ornatum) et les Certatopogonidés (Culicoides pulicaris)
    Sorte de petits moucherons.
    Il en existe plusieurs espèces (environ 10 en Europe) et chacune d'elles a son lieu de prédilection pour piquer.

    Les plus fréquents sont :
    • Wilhelmia equina
    • Boophtora erythrocephala
    • Odagmia ornata

    Leur évolution larvaire se fait près des cours d'eau.
    On les rencontre dans de nombreuses régions (la plus touchée restant la Normandie), sauf à la montagne et au bord de mer.
    Ils sont actifs dès les beaux jours, c'est-à-dire à partir d'avril si le temps est clément, jusqu'aux environs de juin à octobre (suivant les régions et la clémence du temps).
    Normalement, leur période la plus active se situe en fin d'après-midi et en début de soirée, mais j'ai beaucoup plus observé ces insectes le matin, ils tournoyaient autour des oreilles et il m'est arrivée de rentrer les chevaux en catastrophe car certains paniquaient après de folles galopades furieuses ainsi que des roulades continuelles.

    Pour pouvoir pondre, la femelle à besoin d'un repas sanguin.

    Au moment de la piqûre, la femelle injecte une toxine.
    Les troubles des chevaux à l'injection de cette toxine sont fréquents au printemps car les chevaux ne sont pas encore immunisés contre celle-ci.

    Les piqûres en nombre peuvent provoquer des plaques d'hyperkératose (dermatose qui se traduit par une hypertrophie de la couche cornée de la peau), en forme de choufleur à l'intérieur des oreilles.
    C'est pourquoi en été, lorsque le cheval ne veut pas que l'on lui touche les oreilles, il faut penser à une attaque de simulies dans les oreilles.
    On peut (si le cheval se laisse faire), mettre le doigt le long de la paroi intérieure de l'oreille et gratter légérement pour retirer les croutes formées.
    On peut également mettre un peu de vaseline, mais avant, si le cheval le supporte, mettre au fond de son oreille un coton, car la vaseline au contact de la chaleur du corps va devenir liquide et couler dans le conduit auditif.
    Si les oreilles de votre cheval sont très atteintes, il faut prendre un pommade spéciale auriculaire aux corticoïdes.

    Il faut donc pour éviter cette irritation dans les oreilles, mettre un bonnet au cheval, c'est le meilleur moyen de le protéger.

    Quant aux Culicoïdesc'est «charmantes» petites bêtes sont donc particulièrement responsables de la dermite estivale de nos chevaux, mais bien d'autres espèces y contribuent également.

    Il faut savoir également qu'il peut exister une prédisposition héréditaire à l'allergie aux Culicoïdes, qui se manifeste le plus souvent vers l'âge de 2/3 ans et bien sur qui s'aggrave avec le temps.

    Les tests intracutanés démontrent que la plupart des chevaux atteints de dermatite estivale sont allergiques aux allergénes des espèces de culicoïdes.

    Une petite pommade simple à confectionner : un mélange de vaseline et de Lindane (mais n'est pas une molécule de choix). Chaque "ingrédient" se trouve en pharmacie.
    C'est également un répulsif efficace contre toutes les mouches.
    Il faut en mettre tous les deux jours. Comme c'est gras, attention aux chevaux à liste, ladre...(coups de soleil).

  • les larves des mouches Hypoderma ( varrons)

  • les aoûtats (Trombididés)
    Ce sont des larves d'acarien qui vivent dans l'herbe et qui montent par les membres jusqu'aux oreilles.
    Les piqûres provoquent des démangeaisons, des irritations importantes et créent des lésions cutanées (trombiculose) le plus souvent à la tête et aux membres.

Que connaissons-nous, comme petits "trucs", pour diminuer la nuisance de ces insectes ?

  • Pour bien faire, il faudrait que les chevaux puissent disposer dans leur pâture d'un abri (sombre avec un plafond bas, pour garder le frais) afin qu'ils puissent s'y réfugier. Mais il faut l'entretenir correctement (comme un box) car, l'été, les crottins attirent les mouches ...
  • Il serait préférable de laisser sa crinière au cheval pendant la saison chaude, la beauté passera après.
  • "Le top" serait de rentrer les chevaux pendant les journées chaudes et de les sortir la nuit, car les infestations sont bien limitées, mais pas supprimées totalement.
  • On peut aussi mettre des bonnets aux chevaux pour limiter les lésions aux yeux.

    Il en existe plusieurs sortes: avec moustiquaire sur les yeux, et, le plus simple, juste le bonnet à frange.

Et les produits ???

  • Attention à l'Emouchine !
    Certains chevaux font des allergies, ou perdent leur poil à l'endroit de l'application.
    Pour éviter cela on peut la diluer légèrement avec de l'huile camphré ou autre.

  • Il existe aussi l'Ectocrine.
    Il faut en mettre sur une partie du dos, mais surtout pas à l'endroit de la selle si le cheval est monté régulièrement.

    ATTENTION, beaucoup de chevaux font des allergies .

Les dents et les soins dentaires

24/02/2011 11:57 par les_bargeots_de_la_rando

Les dents et les soins dentaires



Introduction

Les dents sont des organes durs et osseux, logés dans des dépressions de la mâchoire (Alvéoles) et rangés les uns à coté des autres en arcade. La partie implantée dans l'alvéole est la racine Le collet est la partie étranglée formant limite entre la racine et la couronne, partie visible de la dent.

Incisive permanente non usée Coupe longitudinale d'une incisive non usée


Toute dent est formée de trois substances distinctes : l'ivoire ( ou dentine ), l'émail, le cément. A l'intérieur de la dent, sont creusées des cavités: les cornets dentaires dans lesquels se trouve la pulpe, tissu nourricier de la dent, avec vaisseaux sanguins et nerfs. Le cheval adulte mâle possède normalement 42 ( 40 ) dents et la femelle 38 ( 36 ).
L'ensemble des dents constitue la denture composée :

  • des incisives situées devant, au nombre de 6 pour chaque mâchoire, les deux du milieu sont les pinces, les deux suivantes les mitoyennes, les deux suivantes les coins;
  • de deux canines ( ou crochets ) par mâchoire chez le mâle seulement, certaines juments peuvent posséder des canines. Elle sont appelées bréhaines.;
  • des prémolaires au nombre de 8 à la mâchoire supérieure et de 6 à la mâchoire inférieure. La première prémolaire supérieure est toute petite, conique, irrégulière. Elle est appelée " dent de loup ";
  • des molaires : 6 par mâchoire. L'espace laissé libre entre les incisives (ou les canines) et les prémolaires des mâchoires inférieures forme les barres, partie ou le mors repose et agit en y prenant appui (mors de bride).

On trouve chez le cheval 2 dentitions successives.

• une première formée des dents de lait en nombre plus réduit (26) avec par mâchoire 6 incisives et 8 prémolaires à la mâchoire supérieure, et 6 à la mâchoire inférieure. • une deuxième formée des dents permanentes ou dents de remplacement, pour celles qui viennent à la place des dents de lait, la première prémolaire (dent de loup), parfois absente, est une dent de première dentition qui persiste chez l'adulte.

Tête osseuse du cheval, denture Les dents ont un rôle fondamental dans la digestion des aliments. Les molaires préparent les aliments mécaniquement par un broyage poussé et une division très fine, auxquels s'ajoutent une forte humidification par la salive. Aussi, il faut laisser au cheval tout le temps et le calme nécessaires pour qu'il mange sa ration. Une mauvaise mastication des aliments est une des premières raisons de leur mauvaise utilisation. Les incisives servent à la préhension des aliments et parfois à la défense (morsure, grattage...). Les dents du cheval sont à croissance continue. L'alimentation distribuée doit donc être suffisamment abrasive pour permettre l'usure progressive et régulière des quelques mm de pousse par an, afin que les dents aient toujours une longueur constante. Il peut se produire certaines irrégularités dans l'usure des dents pouvant occasionner l'apparition d'aspérités pointues, coupantes, blessant la langue, les gencives ou les joues et gênant la mastication, ce sont les " surdents "sur les molaires. Le traitement est indispensable et consiste à niveler les aspérités à l'aide d'une râpe ou d'une meule. Des chevaux à surdents font souvent " magasin " ou " grenier " en conservant une partie des aliments dans la bouche pour atténuer la souffrance et finissent par la rejeter. Il existe beaucoup d'autres anomalies de développement ou d'usure des dents qu'il convient de bien surveiller (dentition en ciseaux, usure sur face antérieure des incisives par tic, adhérence des dents de lait, asymétrie ou débordement d'une arcade sur l'autre, dent de loup gênante pour l'appui des mors et embouchures, etc). Les traitements sont plus ou moins facile à réaliser . (nivellement, extraction).

Surveiller l'état général du cheval, les crottins, sa manière de s'alimenter. Toute anomalie est souvent le signe d'une mauvaise denture

Des soins dentaires réguliers (une fois par an) contribuent au bien-être des chevaux en leur assurant une meilleure digestion, diminution des risques de colique, suppression des blessures à l'intérieur des joues, ainsi que sur les gencives, meilleur contact avec la bouche. D'autre part, l'extraction d'une éventuelle dent de loup supprime des défenses à la main. Sans parler des économies qu'ils vous permettront de réaliser grâce à une meilleure valorisation du fourrage.

Anomalie dentaire

Existence de la " dent de loup "(persistance d'une prémolaire de lait), très petite, située en avant de la première molaire d'un coté ou de l'autre de la mâchoire supérieure. Débordante et peu solide sur la barre, la dent de loup est maltraitée par l'appui du mors et occasionne au travail des défenses ou une position fausse de la tête et de l'encolure. Son extraction facile et systématique supprime immédiatement tout ennui.

Soins de dentisterie

La dentition doit être systématiquement surveillée et régularisée car les arcades molaires de presque tous les chevaux se couvrent sans cesse de petites aspérités gênant la mastication et blessant les muqueuses de la bouche et de la langue.

Chaque année le cheval doit subir un " nivellement dentaire" opération simple encore que délicate. Cette précaution s'impose également chaque fois que l'examen quotidien des crottins montre qu'il renferme des grains d'avoine non mastiqués.

Une enquête menée en 1938 sur 30'000 chevaux de l'armée allemande avait montré que le nivellement systématique des dents avait permis l'amélioration de l'état général et l'accroissement du rendement au travail et cela avec une diminution de 1 kg de foin et 1 kg d'avoine sur la ration quotidienne.

Molaires : dents définitives

Ordres de sortie des molaires


Mâchoire inférieure Mâchoire supérieure
1 er Prémolaire
Dent de loup
Prémolaire P2 2 ans et demi 2 ans et demi
Prémolaire P3 2 ans et demi 3 ans
Prémolaire P4 3 ans et demi 4 ans
Molaire M1 1 an 1 an
Molaire M2 2 ans 2 ans
Molaire M3 3 ans et demi - 4 ans 3 ans et demi - 4 ans

Incisives: dents définitives

Table dentaire très ovalaire jusqu'à 8 ans

Table dentaire s'arrondit de 9 à 12 ans

Table dentaire triangulaire de 13 à 15 ans

Table dentaire isocèle au delà de 16 ans

Ordre de sortie des incisives définitives

Sortie Fin de croissance
Pinces 2 ans et demi 3 ans
Mitoyennes 3 ans et demi 4 ans
Coin 4 ans et demi 5 ans
Une différence de 6 mois est très courante dans l'ordre de sortie des dents A l'âge de 5 ans toutes les dents sont sorties. La bouche du cheval est faite.

Incisive

Barème établi avec les caractères prédominants pour la détermination de l'âge

Sur les incisives de remplacement ou définitives

  • Les coins de remplacement sont en contact; 12 grandes dents d'adulte parfaitement visibles (on dit que " la bouche est faite")
5 ans
  • Rasement des pinces, table ovalaire
6 ans
  • Rasement des mitoyennes et apparition de la première queue d'aronde sur profil incisif rond (coins)
7 ans
  • Rasement des coins et apparition de l'étoile radicale sur les pinces
8 ans
  • Table dentaire des pinces triangulaires équilatérales; émail central triangulaire se rapprochant du bord postérieur de cette table
9 ans
  • Mêmes caractères sur les mitoyennes; Apparition du signe de Galvayne sur les 2 coins de la mâchoire supérieure
10 ans
  • Mêmes caractères sur les coins
11 ans
  • Apparition de la deuxième queue d'aronde sur le profil incisif moins rond
12 ans
  • Nivellement des pinces
13 ans
  • Nivellement des mitoyennes
14 ans
  • Nivellement des coins
15 ans
  • Ecartement des pinces l'une de l'autre; table triangulaire isocèle; angle incisif aigu
16 ans
  • Mêmes caractères sur les mitoyennes
17 ans
  • Mêmes caractères pour les coins, angle incisif très aigu
18 ans

LES SOINS DENTAIRES DE VOTRE CHEVAL

La bouche de votre cheval est un système complexe, en évolution durant toute sa vie. En effet, contrairement à l’homme dont la " croissance " dentaire est limitée, chez le cheval la " croissance " dentaire va se prolonger. La prolongation de cette " croissance " est destinée à compenser l’usure des tables dentaires. La bouche a chez le cheval une double fonction :

LA NUTRITION

LA COMMUNICATION

La Nutrition

La bouche est le lieu où se déroule la première étape de la digestion, c’est l’étape mécanique. Aussi la bonne réalisation de cette étape va-t-elle jouer un grand rôle dans l’état physique de votre cheval. Si le cheval mastique de façon incomplète. Une grande part de sa ration ne sera pas broyée en éléments suffisamment petits pour être absorbés dans les étapes suivantes de la digestion. Le cheval va donc devoir manger davantage pour obtenir la valeur énergétique d’une ration.

Flux de nourriture normal Flux de nourriture interrompu

La Communication

La bouche est également le principal moyen de communication entre le cheval et le cavalier ou le meneur par l’intermédiaire du mors et des rênes. Le mors agit par pression ou par absence de pression sur les barres, sur les secondes prémolaires et éventuellement sur le palais dur. Ainsi, toutes autre pressions, pointes d’émail, dents dominantes, dents de loup, dents de cochon… qui s’exercent sur la bouche du cheval vont perturber son interprétation de l’action du mors.

Pression exercée par le mors Pression exercée par les pointes d’émail

Nombres de troubles du comportement du cheval au box, au pré ou au travail sont liés é des pathologies dentaires. L’homme de cheval avisé n’aura aucun mal a reconnaître ces symptômes

CHEVAL AU REPOS

Saignements buccaux lors des repas. Refus de s’alimenter. Temps du repas excessivement long. Grande quantité de nourriture présente dans l’abreuvoir. Cheval qui relâche sa nourriture. Prise de foin avant la prise de grains. Marque de frottements de dents dans le box. Présence de fibres longues dans les fèces. Haleine buccale et / ou nasale nauséabonde. Perte de poids, manque d’état malgré une attention constante. Port anormal de la langue. Salivation excessive. Bosses et renflements visibles sur les face ou la mâchoire. Ecoulement des yeux et du nez. Plaies visibles sur la langue, les lèvres ou les joues. Approche difficile de la partie antérieure du cheval et particulièrement la tête.

CHEVAL AU TRAVAIL

Saignements buccaux lors du travail. Difficulté à brider. Bat à la main. Saute toujours d’un même côté de l’obstacle. Difficulté des mouvements latéraux. Difficulté à tourner d’un côté. Passe la langue au dessus du mors. Changement de pied incontrôlé lors d’une reprise (prise de contact avec la bouche). Joue excessivement avec le mors. Part à la faute lors d’une reprise (trotteur). Travail toujours avec la tête inclinée. Particulièrement raide d’un coté. Offre une rêne beaucoup plus lourde que l’autre. Supporte difficilement le contact de la main. "Prend" la main régulièrement.

Une maintenance dentaire cohérente et régulière va permettre l’atténuation puis la disparition de ces différents problèmes.

Aussi est-il nécessaire de commencer à contrôler les dents de votre cheval dès son plus jeune age. C’est surtout au moment du débourrage que le contrôle dentaire est indispensable; le bon déroulement de cette période critique de la vie du cheval en dépend.

Le cornage ou hémiplégie laryngienne

24/02/2011 11:49 par les_bargeots_de_la_rando

Le cornage ou hémiplégie laryngienne



La seule existence d'un bruit anormal de la respiration fait du cheval "un corneur" dans les esprits.
Mais il en va tout autrement dans la réalité.

Un examen laryngé précise la cause de l'affection et détermine à quel type appartient le phénomène respiratoire observé et quel est son degré de gravité.

Il faut savoir que le cheval ne peut respirer comme nous par la bouche.
Ainsi, tout obstacle situé le long de ses voies respiratoires (des naseaux aux poumons) est suceptible de donner naissance à un bruit dont l'origine est parfois difficle à déterminer.

cornagecartilages_arytenoides

Toute perturbation des fonctions respiratoires retentit sur l'ensemble du mécanisme respiratoire.
L'asphyxie au moment de l'effort oblige le muscle cardiaque à "compenser" par une augmentation de son débit, donc de son rythme.
Il s'en suit à long terme, une fatigue du coeur, responsable de lésions secondaires ...
Et pour finir, une réaction en chaine pertube toute la biologie du cheval.

La douleur de l'effort s'en trouve exacerbée et cela rend le cheval anxieux et même parfois agressif.

Mécanisme et fonctionnement

Au fur et à mesure de l'effort, le besoin en oxygène se faisant sentir, l'organisme doit absorber une plus grande quantité d'air.
Si les arrivées d'air sont étranglées(premiere voies respiratoires), il y a un manque d'oxygénation.
L'écoulement forcé d'air, dans un orifice réduit entraine un bruit, témoignant du phénomène de cornage, est variable en qualité et intensite selon la nature du rétrécissement.
Le cheval "ronfle", semble avoir quelque chose de coincé dans la gorge et s'essoufle anormalement.

Lors des mouvements respiratoires, certains cartilages dits aryténoïdes se déplacent légérement de l'avant vers l'arrière.

Cartilage aryténoïde larynx

Les muscles qui permettent la mobilité de ces cartilages sont commandés par un nerf : le nerf récurrent.
Il existe un nerf récurrant droit et un gauche.
Ces cartilages normalement tendus sont colés à la paroi du larynx.
L'air passe donc entre ces deux cartilages aryténoïdes pour pénétrer dans le larynx où sont tendues les cordes vocales.


Le cornage est donc une atteinte du nerf laryngé caudal qui innerve le muscle en question.
Le plus souvent c'est le nerf gauche qui est atteint.

La paralysie plus ou moins complète de l'un des muscles du larynx provoque un affaissement du cartilage aryténoïde et un relachement de la corde vocale qui lui est attachée.
cornage

Ces muscles s'atrophient et le maintien de l'ouverture de l'orifice ne peut donc plus être assurée.
L'obstruction provoque donc un bruit à l'inspiration.



Au repos, un cheval corneur a une respiratoin normale.

Le galop permet d'entendre et de reconnaitre ce bruit caractéristique lors d'un cornage "faible". Ce bruit cesse rapidement en fin d'activité.

Je conseille à toute personne lors d'une suspicion d'un bruit anormal (même si le vétérinaire dit que ce n'est pas un cheval corneur), de passer une endoscopie.
Ceci pour avoir vu et entendu un vétérinaire dire : que la difficulté respiratoire d'un cheval n'était pas de cet ordre, et qu'aprés avoir insisté lourdement avec preuve à l'appui, celui-ci m'ait confié que le cheval serait passé avec lui, à la visite vétérinaire car il ne croyait pas que ce cheval avait un problème de ce type, car il n'en avait jamais rencontré.

Le cornage est un vice rédhibitoire.

Comment apparaît le cornage ?

le cornage aigu

  • abcès
  • phlegmons (inflammation purulente d'un tissu organique) du larynx
  • phlegmons des cavités nasales
  • un développement de follicules lymphoïdes genres de petits nodules qui tapissent la paroi du pharynx

Il peut se dissiper avec l'atténuation des lésions qui en sont responsables et SI le cheval est au repos.

Le cornage chronique

Il s'agit le plus souvent de conséquences d'une maladie infectieuse des voies respiratoires supérieures (gourme...pharyngite..laryngite...etc), sans cause prédisposante d'hérédité
  • également causé par une inflammation du nerf provoqué par une phlébite (inflammation d'une veine de l'encolure suite à une I.V).
    Personnellement, je pense que c'est la cause la plus répendue avec la gourme
  • par un traumatisme (par exemple un étranglement .....)
  • par un étirement du nerf provoqué par de violents mouvements de l'encolure (lorsqu'un cheval tire au renard..lors d'une dilatation d'un gros vaisseau pendant un entrainement)
  • il a été longtemps dit également par hérédité (je ne cautionne guère cette hypothése sauf lors d'une malformation du larynx(certains chevaux l'on assez étroit et c'est congénital).

Il est également dit que les chevaux les plus souvent touchés sont ceux de grandes tailles, les mâles et les hongres, rarement les juments.

En général les chevaux corneurs se situent entre 2 à 6 ans environ, ce qui correspond également aux infections respiratoires que les jeunes chevaux peuvent et ont en général à cet âge.

Le traitement

Deux techniques :
La ventriculectomie ou opération de Williams
Elle consiste à arracher une muqueuse qui forme un cul de sac appelé ventricule du larynx, entre la corde vocale et la paroi du larynx
La cicatrisation va plaquer la corde vocale contre la paroi.
Cette méthode n'est plus guère employée seule mais en association avec la pose de la prothése.

La pose de la prothèse laryngée
Elle consiste à tirer le cartilage aryténoïde de manière à le fixer dans une position normale.
La prothése est élastique, ressemblant à une tresse, est bien sûr irrésorbable, elle restera à demeure.
prothèse tresséepose_de_la_prothèse laryngée

J'ai eu la chance, il y a quelques années, d'assister à Grobois avec le professeur Desbrosse à cette opération sur une jument.

L'ouverture ne fut pas recousue pour un meilleur drainage de la "plaie", donc il fallait donner à manger à la jument dans un seau par terre et non dans une mangeoire (risque de passage de nourriture par la "plaie").
Un mot d'ordre important me fut donné, ne pas attacher la jument, pour ne pas occasionner à la prothése une tension du a un mouvement d'encolure non approprié.

Une couverture antibiotique fut donnée pendant un certain temps.

La jument eu 3 mois de convalescence composés pendant un certain laps de temps de promenades uniquement en main, puis, tout doucement un travail en longe uniquement au trot pendant environ 5 à 10 minutes, puis au galop dans les mêmes conditions et seulement après tout cela le travail monté.

Au total, il faut compter 6 mois avant que le cheval ne soit à nouveau au top de sa forme physique.

La récupération du système respiratoire fut totale et sans aucune complication.
La cause du cornage a été un étrenglement, juste au niveau de la gorge.

le comportement du cheval

24/02/2011 11:42 par les_bargeots_de_la_rando

L e   c o m p o r t e m e n t

d u 
c h e v a l


Pour comprendre un cheval il faut avant toute chose se dire que c'est un être vivant et non une machine que l'on prend plaisir à monter et qui n'a pas de personnalité. Lorsque vous êtes en possession d'un chien ou d'un chat, vous lui parlez et vous vous apercevez que votre animal comprend certains mots de votre vocabulaire ... et bien il en est de même pour le Cheval. Malheureusement le Cheval est très souvent un instrument entre les mains de l'homme. On se donne la peine d'aller le voir et de le monter vite fait, alors que l'on passe plus temps à bichonner sa voiture, à faire du shopping et j'en passe. Si vous êtes convaincu(e) que le Cheval est un être doté d'une certaine intelligence, ce qui va suivre va vous intéresser.

Le cheval, qui fait rêver tant d'hommes, est un mammifère susceptible d'adaptation et de progrès, qui est doté de milliards de neurones et qui nous réserve bien des surprises à la seule condition, que nous sachions nous y prendre.

L'activité équestre met en relation un animal avec un être d'une autre espèce, à savoir, l'homme ! Cela nécessite des ajustements, en raison des différences de nature, de physique et surtout de caractère. Prenons comme exemple l'étude comparative du squelette et des muscles. Il est prouvé que , mis à part la position du corps, l'homme et le cheval sont tout deux capables de se mouvoir. La preuve en est que nous retrouvons les rayons osseux, muscles, articulations et tendons dans une disposition à peu près similaire à celle de l'homme.

Mais prenons le cas des chevaux qui vivent en pâturage. Ils y vivent en groupe hiérarchisé. Pourtant ils ne se tiennent pas à proximité les uns des autres. On peut donc prétendre que les chevaux sont des animaux grégaires mais non proxémistes. Lorsqu'un cheval vous rencontre pour la première il va vous flairer de haut en bas.

En fait le flairage chez le cheval peut lui suffire de définir votre "identité", il en va de même avec ses comparses.

En ce qui concerne l'hérédité, il existe à peu près autant de maladies, de défauts constitutionnels, de défauts et qualités morales transmis à l'individu par ses ancêtres chez l'homme que chez le cheval. A la différence, que chez l'homme les défauts moraux et qualités peuvent être modifiés, alors que le cheval, lui, les subit.

Du côté de l'affectif, on peut également comparer le cheval à l'homme, en tenant compte de l'existence d'un certains nombres d'affects comparables à certains affects humains, ainsi que certains traits psychologique, dont le présence ou l'absence chez un sujet qui détermine sa personnalité, son caractère.

Sur le plan des affects rappelons que le cheval peut être : émotionné, méfiant, inquiet, anxieux, effrayé, terrorisé, furieux, révolté, agressif, haineux, rancunier, intimidé, jaloux, possessif, déçu, dépité, agité, paisible, aimant, confiant, satisfait, abattu, triste, morne, impatient, heureux, gai, joyeux, allant, amusé, intéressé, indifférent, et hésitant.

En ce qui concerne les traits de caractère, le cheval peut être : émotif, timoré, sensible, stable, calme, placide, patient, attentif, dominateur, docile, concentré, appliqué, actif, doux, curieux, de sang-froid, joueur, conciliant, distrait, imaginatif, cabotin, impatient, agité, exubérant, hardi, froid, timide, apathique, têtu, brutal, fougueux, violent, fourbe, défiant, versatile, et volontaire.

Le jeu avec un cheval est essentiel et répond à de multiples besoins : relationnel, développement physique et mental, apprentissage social et autres, détente psychique et physique. C'est de cette manière que vous apprendrez à connaître les traits de caractère de votre cheval et ses affects. Ces jeux impliqueront à observer, imiter, feindre, imaginer et créer des fictions fictives, provoquer, devancer, parer les réactions des autres partenaires.

Mais attention à un cavalier débutant qui pourrait être surprit par les réflexes de sa monture. Les réflexes du cheval sont plus rapide que celles de l'homme. Par contre à l'inverse de l'homme qui prend des risques inutiles qui entraînent de nombreux accidents, des morts prématurées, le cheval, lui, n'est pas un risque tout ! Sa fougue n'exclut pas la prudence.

Un cheval en liberté ne prendra jamais de risques non mesurés, d'ou la nécessité pour un cheval généreux d'avoir un cavalier qui ne profitera pas de cette qualité en le poussant à prendre des risques, qu'il prendra pour donner une satisfaction au cavalier.
SES CRAINTES ET SES PEURS

Tout objet nouveau dont l'animal n'a pas l'expérience est susceptible de l'effrayer. Bien entendu, grâce à sa mémoire et à son intelligence il est capable d'identifications et de généralisations: c'est à dire, qu'il sera en mesure d'identifier une voiture même si elle est d'une sorte, d'une forme et d'une couleur qu'il n'a jamais rencontrées (certains parleraient même ici d'une forme élémentaire de conceptualisation). Mais il est en même temps plus observateur qu'on ne le penserait, et plus sensible à un petit détail nouveau qui nous échappe. Autrement dit, nous pourrons encore être surpris par des réflexes de peur, même chez un cheval que nous connaissons bien, et même en présence d'un objet très familier, pour peu qu'un détail soit surajouté ou manquant. Pour rester dans le même domaine, un cheval pourra passer sans s'émouvoir à côté d'une voiture à l'arrêt ou en mouvement, et s'inquiéter devant une carcasse d'automobile à laquelle on aura enlevé les roues. Les situations inconnues l'inquiète également, bien des chevaux sont perturbés la première fois qu'on les fait monter dans un camion et qu'ils ressentent les trépidations, les virages, et aperçoivent par une vitre des objets filants à grande vitesse. L'homme garde aussi pour le cheval une part d'inconnu. Non seulement, il fait partie des espèces prédatrices, mais son comportement, mu par d'obscures raisons aux yeux de l'animal, est d'une trop grande variété pour ne pas I'inquiéter.

Les Mouvements du à la peur ou à la crainte : Il peut y avoir, selon les cas, écarts, fuite ou encore il peuvent se cabrer.
Naturellement tous ces signes ne se trouvent pas toujours réunis. De plus certains d'entre eux, comme les ronflements et les tremblements des membres peuvent témoigner, tout bonnement, d'une simple excitation
Le corps se raidit et se met à trembler
Les yeux s'agrandissent et peuvent laisser voir la sclérotique et rouler en tout sens
Les battements de son coeur s'accélèrent
Le souffle est brusquement coupé, puis la respiration devient à la fois plus lente et plus irrégulière, avec des inspirations brusques suivies de longues expirations ; les naseaux s'élargissent, et si la peur est intense, le cheval fait entendre à chaque expiration une sorte de ronflement persistant.

LES REMEDES
Tout d'abord, il faut éviter de surprendre un cheval (mais la je ne vous apprend rien !) d'abord parce qu'un animal surpris peut répondre par un réflexe de défense dangereux pour l'homme, mais aussi parce que si l'habitude de la souffrance endurcit contre la souffrance, l'habitude de la peur joue en sens inverse, et fait que le cheval souvent surpris sera sans cesse sur le qui vive et deviendra de plus en plus nerveux, inquiet même lorsqu'il n'aura pas de raison de l'être. Il est essentiel avec un jeune cheval que l'approche de l'homme ne soit pas une cause d'appréhension (l'idéal c'est qu'elle soit source de plaisir).
Pour cela, il faut :
- Prévenir votre cheval de votre présence en lui parlant à voix douce et de plus en plus câline à mesure que vous l'approchez
- L'aborder sur le côté en raison du champ visuel latéral
- Élever la main lentement, non vers la tête, mais vers l'épaule et la caresser tout en parlant. Si le cheval fait un mouvement de recul lorsque vous approcher votre main vers sa tête, il est nécessaire de tout les jours lui caresser l'épaule en remontant vers la joue sans rompre le contact et en douceur, afin qu'il comprenne que vous n'êtes pas un danger pour lui
- Si votre cheval est craintif, vous devrez vous même être très détendu, ceci afin de pouvoir rassurer votre animal par la voix et les intonations diverses du moment qu'elles soient descendantes.
Mais pour conclure, dîtes vous qu'un cheval est imaginatif, curieux, affectueux, généreux, qu'il possède une mémoire étonnante, qu'il adore jouer que ce soit avec ses "copains" qu'avec vous même ou encore tout seul avec un jouet dans son box,, qu'il est attentif, émotif, observateur, vigoureux, travailleur. En résumé je ne puis vous certifier que le cheval est un animal absolument fantastique pour ceux et celles qui se donneront la peine de le comprendre et surtout de l'aimer

ce que la loi interdit

24/02/2011 11:21 par les_bargeots_de_la_rando

Ce que la Loi interdit...


Actuellement en France, l'équarrissage est la seule solution possible car :

1- L'enfouissement ou l'incinération du corps d'un animal de plus de 40kg est interdite en France conformément à l'article L226-2 du code rural

2-La crémation des animaux familiers et des animaux de compagnie est possible mais les chevaux ne figurent pas parmi les animaux pouvant bénéficier de ce type de traitement conformément à l'arrêté du 4 mai 1992 paru au JO du 7 Juin 1992.Les centres de crémation pour animaux de compagnie ne sont donc pas autorisés pour le moment à ncinérer les chevaux même si certains disposent d'installations qui pourraient accueillir des animaux de cette taille .


Du côté de nos voisins...

Un centre de crémation pour gros animaux a vu le jour à Sombreffe en Belgique il y a quelques années. Celui-ci assure donc la crémation des chevaux (et d'autres équidés) de façon individuelle ou collective mais aussi la prise en charge et le transport de la dépouille. Ce procédé est à la fois repectueux de l'animal (et de son maître) mais aussi de l'environnement et du voisinage, contrairement à l'équarrissage.

    Malheureusement, en raison de la législation intra-communautaire, il est actuellement impossible de transporter et transférer le corps d'un animal mort de plus de 40 kg d'un pays membre à un autre. Il faut donc réclamer d'urgence que puisse se développer en France ce type d'installation. Pour cela, une modification de l'arrêté du 4 mai 1992 s'impose de telle sorte que les équidés figurent désormais parmi les animaux de compagnie et puissent à ce titre être incinérés. Il faut en tout cas un décret fixant le droit d'incinérer tous les équidés.

    Actuellement, en Suisse, ce sont les propriétaires qui déclarent leur animal comme animal de compagnie ou comme animal de rente. Pour ma part, je serais favorable à la reconnaissance de tous les équidés (appartenant à des propriétaires, des clubs, des élevages, etc.) comme animaux de compagnie et des droits qui seraient attachés à ce statut. Il serait ainsi désormais interdit d'envoyer les chevaux à l'abattoir, de les consommer, etc. Toutes les associations de protection animale devraient se donner la main pour aller dans ce sens...

L'équarrissage, c'est quoi ?

Quand on interroge les propriétaires de chevaux mais aussi les propriétaires d’autres animaux de compagnie sur ce qu’est l’équarrissage, on s’aperçoit vite que peu savent ce dont il s’agit en réalité. Beaucoup pensent que c’est une incinération de type industrielle. C’est d’ailleurs l’information que donnent certaines associations de protection animale. Pourtant, l’équarrissage ce n’est pas ça… Pourquoi cette méconnaissance ? Peut-être parce que c’est plus facile ou moins douloureux de ne pas savoir ou de croire que l’équarrissage c’est propre et c’est respectueux de l’animal…

ATENTION LE TEXTE QUI SUIT PEUT CONTENIR DES ECRITS CHOQUANT.

PERSONNES SENSIBLES NE LISEZ PAS LA SUITE .     ....:L'ADMI:.....

.....:=================>  <================:.....

Propriétaires de chevaux, amis des animaux, il est temps d’ouvrir les yeux !

L’équarrissage est l’ensemble du processus de transformation industrielle des déchets animaux, c’est-à-dire de tout ce qui est impropre à la consommation humaine, pour en extraire les graisses et les protéines ou farines animales. Ce n’est que dans le stade ultime que ces farines sont incinérées.

L’équarrissage concerne une partie des sous-produits animaux (24% du total) : les Matières Animales Infectieuses. Il s’agit là de tous les cadavres d’animaux morts de façon suspecte (vieillesse, maladie, accident… ; animaux de ferme, chevaux mais aussi chiens et chats), des Matières à Risque Spécifié issues des abattoirs (MRS : cervelle, œil, moëlle épinière, intestins…) et des bovins ayant côtoyé une bête atteinte d’ESB.


La collecte des animaux morts et le transport

Quand un cheval décède, le vétérinaire ou le propriétaire contacte le service de l’équarrissage qui intervient plus ou moins rapidement selon le jour et le nombre d’animaux à ramasser. Le véhicule qui assure la collecte saisit l’animal avec une griffe et le dépose sur les autres corps. L’enlèvement est un moment très difficile à passer : rien n’est fait avec délicatesse, il n’y a aucun respect du corps de l’animal et les odeurs dégagées par les corps parfois en décomposition des autres animaux sont difficiles à supporter. La dépouille est ensuite acheminée soit directement vers une usine d'incinération pour y être incinérée comme déchet soit vers une usine de transformation agréée pour le traitement des catégories 1et 2, soit vers un établissement intermédiaire.

Les matières de catégorie 1 comprennent les sous-produits animaux suivants :

  • toutes les parties du corps, y compris les peaux, des animaux suspectés ou atteints d'infection par une encéphalopathie spongiforme transmissible ( EST), des animaux abattus dans le cadre de mesures d'éradication d'une EST, des animaux familiers, des animaux de zoo et de cirque, des animaux  utilisés à des fins expérimentales , des animaux sauvages suspectés d'infection par une maladie transmissible ;

  • les matériels à risque spécifiés en tant que tissus susceptibles de véhiculer un agent infectieux ;

  • les produits dérivés d'animaux ayant absorbé des substances interdites ou contenant des produits dangereux pour l'environnement ;

  • toutes les matières animales recueillies lors du traitement des eaux résiduaires des usines de transformation de catégorie 1 et des locaux où sont enlevés les matériels à risque spécifiés ;

  • les déchets de cuisine et de table provenant de moyens de transport opérant au niveau international ;

  • les mélanges de matières de catégorie 1 et de catégorie(s) 2 et/ou 3.


Les matières de catégorie 2 comprennent les sous-produits animaux suivants :

  • le lisier et le contenu de l'appareil digestif ;

  • toutes les matières animales autres que celles appartenant à la catégorie 1 et recueillies lors du traitement des eaux résiduaires des abattoirs ;

  • les produits d'origine animale contenant des résidus de médicaments vétérinaires et de contaminants dont les concentrations excédent les limites communautaires ;

  • les produits d'origine animale, autres que les matières de catégorie 1, importés de pays tiers et ne satisfaisant pas aux exigences vétérinaires communautaires ;

  • les animaux hors catégorie 1 n'ayant pas été abattus pour la consommation humaine ;

  • les mélanges de matières des catégories 2 et 3.


À l'exception du lisier, la manipulation et l'entreposage temporaires des matières de catégorie 2 ont obligatoirement lieu dans des établissements intermédiaires agréés et de même catégorie. Collectées, transportées et identifiées sans retard, ces matières sont :

  • directement incinérées comme déchets dans une usine d'incinération agréée ;

  • transformées dans une usine agréée selon une méthode spécifique, auquel cas le produit de cette transformation est marqué et finalement éliminé comme déchet ;

  • ensilées ou compostées s'il s'agit de matières issues de poissons ;

  • dans le cas du lisier et du contenu de l'appareil digestif, du lait et du colostrum ne présentant aucun risque de propagation de maladie transmissible, soit a) utilisées sans transformation comme matières premières dans une usine de production de biogaz ou de compostage ou traitées dans une usine de produits techniques, soit b) appliquées aux sols ;

  • utilisées dans une usine de produits techniques pour la confection de trophées de chasse.


Un établissement intermédiaire des catégories 1 et 2 assure « la manipulation et l’entreposage temporaires de matières non transformées des catégories 1 et 2 en vue de leur transport vers une destination finale et dans lequel certaines activités préliminaires de transformation telles que le prélèvement des peaux ou la réalisation d’inspections post-mortem peuvent être menées » (règlement 1774/2002 du Parlement Européen et du Conseil du 3 octobre 2002). Le passage par un établissement intermédiaire allonge considérablement le délai qui sépare la mort de l’animal de son traitement industriel. Et c’est encore des manipulations traumatisantes supplémentaires pour le corps de l’animal !

La dépouille, après avoir souvent transitée par un établissement intermédiaire, est traitée en usine de transformation. Il s’agit là d’un « établissement assurant le traitement des matières de catégorie 2 avant leur élimination finale ou une nouvelle transformation » (règlement 1774/2002 du Parlement Européen et du Conseil du 3 octobre 2002). Mais que se passe-t-il exactement à ce stade ?  

L’équarrissage, de la grande cuisine : broyage, cuisson, deshydratation et incinération

Les usines ne fonctionnent rarement en flux tendu si bien que les cadavres et MRS sont stockés, pendant un certain temps qui peut être variable, dans le clos d’équarrissage. Dépouillés ou non, ces cadavres sont ensuite mis dans une trémie pour être broyés. La bouillie de viandes, d’abats et d’os ainsi obtenue subit ensuite une cuisson sous certaines conditions de température, de pression et de durée. Le process de transformation dans les cuiseurs aboutit à la production de farines grasses de viandes et d’os, farines dites « à haut risque ». Ces farines sont susceptibles de contenir le prion (vache folle) car les conditions de cuisson ne permettent pas de le détruire.

Les farines sont ensuite pressées pour en extraire les graisses et les déshydrater. Une fois les farines sèches et les graisses séparées, celles-ci sont stockées. Dans le meilleur des cas, les farines sont stockées dans des silos mais il arrive régulièrement qu’elles soient stockées simplement sous hangar, voire parfois à l’extérieur, exposant l’environnement à des risques sanitaires. Elles sont ensuite acheminées la plupart du temps vers les cimenteries industrielles qui les éliminent par incinération ou vers les usines d’incinération où elles subissent un traitement thermique et dont les substances qui en résultent sont incinérées.

Les graisses, elles, peuvent être valorisées en combustible dans l’unité même.

Que peut-on faire ?

Il faut d'abord exiger que l'arrêté de 1992 soit modifié de telle sorte que les chevaux puissent figurer désormais parmi les animaux de compagnie pouvant être incinérés par crémation comme tout animal de compagnie avec lequel on noue des liens particuliers, et ce quelque soit la taille de l'animal. Autrement dit, il est indispensable de tenir compte de la relation affective entre l'homme et l'animal et non plus seulement de la taille.

Ainsi, lorsque cet arrêté autorisera la crémation des chevaux, les centres actuels assurant la crémation des petits animaux familiers pourront adapter leurs installations en vue de l'incinération des gros animaux et s'équiper de solutions de transport adaptées et conformes aux règles sanitaires.

 il semble effectivement que les centres pour petits animaux de compagnie soient en mesure d'incinérer les corps de gros animaux comme les chevaux, procédant déjà à des incinérations collectives de chiens et chats.


l'identification du cheval

24/02/2011 10:59 par les_bargeots_de_la_rando

L’IDENTIFICATION DU CHEVAL

 

 

Depuis le 30 octobre 1997, l'identification est obligatoire pour les équidés. Si tous les équidés (chevaux, poneys et produits issus de leurs croisements) peuvent être identifiés sur demande de leur propriétaire, pour l'instant, l'obligation d'identification concerne tous les équidés qui doivent participer à une manifestation publique, être inscrit sur un livre ou sur un registre généalogique comme produits ou reproducteurs ou qui doivent faire l'objet d'un transfert de propriété, à quelque titre que ce soit ou d'un déplacement à destination d'un Etat membre de la Communauté européenne. Enfin, tout équidé doit être identifié préalablement à son entrée à l'abattoir.

L'identification des équidés est assurée par la description de leurs marques naturelles incluant éventuellement l'hémotype et le typage génétique. Peuvent s'y ajouter, sans s'y substituer, des éléments complémentaires tels que le tatouage ou la pose d'un transpondeur électronique (ou puce). Une fois identifié, il est établi pour chaque équidé un document d'identification et une carte d'immatriculation portant l'un et l'autre le numéro de matricule et le nom qui sont attribués à l'animal. La forme de ces documents peut être différente suivant les races. Dans la pratique, il est établi un livret pour les races de sang et poneys, un certificat d'origine pour les chevaux de trait et un document d'origine inconnue pour les chevaux ou poneys "sans papiers".

Seuls les agents du service des Haras, les techniciens des organismes agréés et les vétérinaires peuvent être habilités à procéder à cette identification. La procédure d'agrément sera plus rigoureuse et il sera possible de procéder au retrait de l'agrément en cas de fraude ou d'incompétence. En pratique, si votre cheval n'est pas identifié, vous devez vous adresser au Haras national le plus proche ou à un vétérinaire agréé. Certains Haras nationaux prévoient d'ailleurs des journées d'identification.

A la naissance, l'éleveur déclare sur l'honneur qu'il est bien le naisseur du poulain. Il est dès lors considéré, de fait, comme propriétaire du cheval. Le signalement du poulain est effectué pendant l'été. Quelques semaines plus tard, le SIRE (Système d'Identification Répertoriant les Equidés) adresse au naisseur la carte d’immatriculation et le livret d’accompagnement.
La carte suit le propriétaire, le livret suit le cheval. Mais seule la carte peut constituer une présomption de propriété.
Le livret d'accompagnement, lui, servira de livret sanitaire, zootechnique et de passeport. Il suivra le cheval dans tous ses déplacements ainsi qu'à chaque changement de propriétaire.
Voir les papiers des chevaux à la fin.

Le vendeur ou le donateur d'un équidé est tenu de délivrer sans délai au nouveau propriétaire le document d'identification et la carte d'immatriculation de l'équidé après l'avoir endossée. Lorsque le paiement est fractionné, il peut toutefois conserver la carte d'immatriculation jusqu'au paiement intégral de l'équidé après l'avoir endossée. Le nouveau propriétaire est tenu d'envoyer au gestionnaire du fichier central (Institut du cheval, SIRE, Pompadour) dans les 8 jours suivant la date où lui est remise la carte d'immatriculation endossée par le cédant. Le SIRE lui renvoie alors gratuitement une nouvelle carte à son nom. De plus, tout changement d'adresse du propriétaire doit être signalé dans les 3 mois par celui-ci au SIRE. En cas de mort de l'équidé, le document d'identification et la carte d'immatriculation doivent être transmis sans délai au SIRE par le propriétaire. Ce système permet aux haras d'être informés de chaque changement de propriété.

La première carte d'immatriculation d'un cheval comporte 2 possibilités d'endos, en revanche les suivantes ne pourront être endossées qu'une seule fois.
Il faut savoir qu'en cas de vente il n'existe aucune obligation de déclaration de cession, puisque le cheval est considéré comme un bien meuble au sens du code civil (art.2279). Mais devant la multitude des malversations, des parades sont instaurées.
Est puni de la peine d'amende prévue pour les contraventions de la 3éme classe (de 600 F à 1300 F) le fait :
• De céder à titre onéreux ou gratuit un équidé jusqu'alors non identifié sans avoir procédé au préalable à son identification ;
• De vendre ou de donner un équidé sans avoir délivré immédiatement au nouveau propriétaire le document d'identification ou, dès le paiement intégral, la carte d'immatriculation endossée par le cédant ;
• De ne pas remettre à l'exploitant ou au gestionnaire de l'abattoir le document d'identification de l'équidé ou son attestation d'identification.

En cas de perte, le SIRE peut délivrer un duplicata, mais certaines conditions devront être réunies.

 

 

 

l'achat du cheval

24/02/2011 10:55 par les_bargeots_de_la_rando

**  L'ACHAT  D'UN  CHEVAL  **

  Au cours d'une sortie, d'une foire, d'un concours, un cheval vous tape dans l'oeil et vous donne envie de l'acquérir. Il vous attire, vous voulez immédiatement faire affaire avec son propriétaire. Pas de précipitation... le coup de foudre rend aveugle !

  Cet achat se fera en trois temps: une étude analytique faite par le futur acheteur pour comptabiliser les défauts visibles, un essai à l'usage auquel on le destine sous 8 jours, une visite vétérinaire pouvant servir de base à l'établissement d'un contrat d'assurance.

    SUSPICION LEGITIME DE L'ACHETEUR

  Le superbe d'un port de tête, ou les irisations cuivrées de la robe d'un alezan, ont pu vous faire remarquer un cheval. Il ne faut surtout pas que ces critères d'appel vous fassent minimiser un défaut d'aplomb ou un caractère ombrageux.
  Passé le premier moment d'admiration, il faut examiner le cheval région par région pour ne pas laisser passer un vice visible.

Art.1642 du Code Civil: "Le vendeur n'est pas tenu des vices apparents  dont l'acheteur a pu se convaincre lui-même."

  La visite d'achat doit être analytique en suivant un cannevas qui permet de tout examiner.

LA TETE

  Vérifier la symétrie
  Oreilles
  Yeux: pas de larmoiment, aussi ouvert l'un que l'autre
  Nasaux: pas de jetage
  Dents: saine, conformes à l'âge
  Gorge: pas d'abcès ou de ganglion hypertrophié

ENCOLURE

  Flexion souple
  Crinière sans lésion de grattage

DOS

  Maladie de peau: teigne, dermatophylose, gratte, gale
  Garrot propre
  Flexion du dos sans défense, recherche de sensibilité
  Croupe
  Queue sans lésion de grattage

APPAREIL  LOCOMOTEUR

  Aplombs de face, de profil
  Tares molles ou dures
  Sabot sans seimes
  Pied sans crapaud ou fourmillière
  Tendons réguliers, sans bosse

EXAMEN AU PAS, PUIS AU TROT

  Recherche de dissymétrie, de boiterie
  Contrôle de l'essoufflement
  Etude du caractère, de l'obéissance
  Tourner sur un cercle court à droite puis à gauche pour vérifier l'incurvation, le dressage.

LA VENTE A L'ESSAI

   Si le cheval ne présente pas de défaut majeur pour l'usage auquel l'acheteur le destine, celui-ci doit établir un contrat de vente à l'essai. Sur ce contrat est spécifié exactement la nature de l'essai. C'est une vente conditionnelle, qui ne sera parfaite que si le cheval essayé exprime les qualités nécessaires à l'usage auquel on le destine.

Monsieur . . . . . .   demeurant
  vend à Monsieur . . . . . .  demeurant
le cheval  . . . .  de race  . . .  de robe  . . . . d'âge  . . .      n° SIRE  .....

après une période d'essai de huit jours se terminant le                2005,

pour juger de son aptitude à l'attelage de loisir (de compétition)

et vérifier son dressage, sa force de traction, la droiture de son

caractère.

  Le cheval reste sous la responsabilité juridique du vendeur tant que la vente n'est pas parfaite, sauf lors de faute ou négligence de l'acheteur.
  La vente sera parfaite et le transfert de propriété réalisé à l'issue de cet essai s'il est jugé concluant, et le prix sera payé ce jour.
                                                                                 signature

  LA VISITE VETERINAIRE

  Elle a pour but de faire vérifier que le cheval n'est pas atteint de vices rédhibitoires qui annulent la vente, ou de vices cachés. 

Art.1641 du Code Civil: "Le vendeur est garant des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l'usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus."

  Ainsi la dermatite estivale est un vice caché pour un cheval acheté en mars, et le vendeur doit reprendre l'animal ou en diminuer le prix, s'il est un professionnel du cheval. En effet le vendeur professionnel est toujours supposé connaître les vices cachés de l'animal qu'il vend, même si cela lui était matériellement impossible. En corollaire, si l'acheteur est lui-même considéré comme un professionnel, il ne pourra invoquer le vice caché. En revanche un vendeur non professionnel d'un jeune cheval, pourra toujours dire (peut-être de bonne foi), que son cheval n'a jamais présenté cette maladie avant.
  Par contre pour le cheval acheté en juillet, l'acheteur ne pourra plus invoquer le vice caché vis à vis de la dermite estivale, car les lésions en sont visibles.

  Cette visite vétérinaire doit se faire rapidement après la conclusion de la vente pour éviter la forclusion dans le cas de déclaration de vice rédhibitoire hors des délais. Le délai de rédhibition se compte à partir du jour de la livraison, même si la vente se fait à l'essai.

 B  Boiterie ancienne intermittente     10 jours
 I  Immobilité                                    10 jours
 F  Fluxion périodique                       10 jours
 T  Tic                                              10 jours
 E  Emphysème pulmonaire               10 jours
 C  Cornage chronique                     10 jours
 A  Anémie infectieuse                      30 jours

 Les 6 premières pathologies sont mise en évidence par l'examen clinique du patient. L'anémie infectieuse est découverte par des analyses de laboratoire sur prise de sang.
  Cette visite vétérinaire peut servir de base à la visite sanitaire demandée pour assurer le cheval contre la mortalité ou la maladie.

  Des tests de mobilisation précise des articulations seront effectués, ainsi que la recherche de la maladie naviculaire sur les deux antérieurs. Le risque de trouver cette maladie est plus fréquent chez les sauteurs assez agés, car c'est le tiraillement des tendons fléchisseurs lors de la réception des sauts, qui favorise cette maladie.

  Pour les mâles, il faut s'assurer que les testicules sont bien descendus. Pour le cheval hongre, il faut vérifier l'existence de deux cicatrices de castration (car un des testicules peut ne jamais être descendu, ce qui rend son caractère ombrageux).

 

 

 

                 **  VISITE  D'ACHAT  DU  CHEVAL  **

SIGNALEMENT:

 Nom:                                                Race:                                            Robe:       

 Age:                   Sexe:                  Taille:                           n° SIRE :

EXAMEN PRELIMINAIRE:

 Etat général:

 Narines:                                              Dents:                                        Muqueuses:

 Oreilles:                                           gg Auge:                                              Larynx:

 Reflexe de toux:                                   Sinus:

 Oeil Gauche:                                                                   Oeil Droit:

 Garrot:                                                Flexion du dos:                                      Flanc:

 Hanche- croupe:                                               Queue:

 Dessous du ventre:                                        Testicules:                                    Vulve:

 Coeur:                                                                         Poumon:

 

                                                         Repos                        Trot                          Galop

 Coeur (pulsations/mn)

 Poumon(inspirations/mn)

                                                         APPAREIL LOCOMOTEUR:

EXAMEN STATIQUE:

 Aplombs:                                          Tares:                                           Asymétries:

 Sabots:

TESTS DE MOBILISATION:

Membres Thoraciques:

 Test de la planche(naviculaire) à 40°:

 Test de flexion digitale:

 Test de flexion du carpe:

Membres Pelviens:

 Test de flexion globale:

 Test de flexion du Grasset:

 Test de flexion du jarret:

 Test de flexion digitale:

VICES  REDHIBITOIRES:

 Boiterie intermittente:                                               Immobilité:                              Fluxion:

 Tic:                                                      Emphysème pulmonaire:                             Cornage:

 Anémie infectieuse:

EXAMEN AU PAS:

EXAMEN AU TROT:

EXAMEN AU GALOP:

 
                                                                                A                                         le

                                                     Le Docteur Vétérinaire:

le cheval et la loi

24/02/2011 10:52 par les_bargeots_de_la_rando

En cas d'accident : connaître la loi


La responsabilité du propriétaire

Le cheval, parce qu’il a parfois des réactions imprévisibles, peut être à l’origine d’accidents. Au regard de la loi, le responsable, bien sûr, ce n’est pas l’animal, mais celui qui en a la garde au moment de l’accident.
>Votre cheval ou celui qu'on vous a confié a renversé une personne, causé des dommages à une propriété, rué dans une automobile ?
C'est un cas de responsabilité délictuelle. 

Que dit la loi? 

Dans le droit moderne, l’animal n’est pas responsable de ses agissements. L’article 1385 du Code civil précise: "Le propriétaire d’un animal, ou celui qui s’en sert, pendant qu’il est à son usage, est responsable du dommage que l’animal a causé, soit que l’animal fût sous la garde, soit qu’il fût égaré ou échappé."

Pour que la responsabilité délictuelle soit retenue, il faut que deux conditions soient remplies:
·        il doit exister un dommage causé par le cheval ;
·        la personne contre laquelle un recours est exercé doit être le «gardien» de ce cheval.
Ce n’est pas forcément le propriétaire qui est considéré comme ayant la garde du cheval. N’importe quelle personne peut être le gardien de celui-ci: pour cela, il suffit de disposer du pou­voir d’usage, de contrôle et de direction sur le cheval. Cela signifie que lorsque vous partez en balade avec un cheval, c’est vous, qui le manoeuvrez et lui donnez des ordres, vous êtes considéré comme responsable de ce dernier.

Propriétaire et gardien  

Dans certains cas, le propriétaire ou le gardien d’un cheval peuvent se décharger de la responsabilité de l’accident.
·    Le propriétaire peut démontrer qu’au moment de l’accident le cheval se trouvait sous la garde d’une autre personne. Par exemple, vous confiez votre cheval au maréchal-ferrant pour le ferrage, au­quel vous assistez. Pendant cette opération, un assistant du maréchal est blessé. Dans la plupart des cas, c’est le maréchal qui est responsable aux yeux de la loi, car elle le considère comme étant le gardien de l’animal durant l’opération de ferrage; le fait que vous soyez présent n’a aucune incidence.
·  
Le gardien du cheval peut dégager sa responsabilité s’il prouve que la véritable cause du dommage lui est étrangère. Il se peut, par exemple, que le comportement de la victime soit la véritable cause de l’accident. Mais, dans ce cas, c’est au gardien de démontrer que la faute de la victime était imprévisible et irrésistible et que rien ne pouvait être fait pour empêcher l’accident et éviter des dommages à la victime.  
Les autres causes d’exonération de la responsabilité sont la force majeure et le cas fortuit (la foudre, par exemple). Attention cependant, la frayeur du cheval n’est généralement pas considérée comme un cas de force majeure : on peut toujours arguer que le propriétaire ou le gardien était censé connaître le caractère ombrageux de l’animal et qu’il était dès lors «prévisible» qu’il puisse s’emporter. 

¨L’assurance du Cavalier/meneur 

 

Les assurances indispensables  

Dès l’instant où vous montez un cheval, vous pouvez être tenu pour responsable des dégâts qu’il provoque: assurez-vous en conséquence. 
Vous êtes en promenade, un automobiliste klaxonne pour vous dépasser, vous tombez sans pouvoir retenir votre cheval, qui s’enfuit au galop, renverse un piéton, traverse une route:
un automobiliste freine, provoquant derrière lui une collision en chaîne. Scénario catastrophe ? Et pourtant … La responsabilité du cavalier/meneur, ou du propriétaire, parfois du loueur ou du centre équestre, tout cela doit être prévu et couvert. Ne vous imaginez pas que, n’étant pas propriétaire du cheval, mais uniquement son gardien temporaire, aucune faute ne pourra vous être imputée et que l’exploitant du manège doit tout prévoir. 
S’il est tenu de vous proposer des chevaux « sûrs », un matériel et des installations adéquates, il ne devra pas forcément répondre pour vous des accidents survenus par la faute du cheval alors que vous le montiez. C’est vous qui devez être assuré en responsabilité civile. 
Un cheval s’échappe de son écurie ou de son enclos
et provoque un occident: le responsable désigné est le propriétaire, qui est toujours présumé en avoir la garde.  

Se protéger soi-même  

Par ailleurs, vous n’êtes pas à l’abri d’une chute et, s’il peut vous arriver de casser le bras d’un tiers, les risques de fracturer le vôtre sont plus élevés! Vous avez donc intérêt à souscrire une assurance accident individuelle qui devra également vous garantir une indemnisation en cas d’invalidité. Et le proprié­taire du cheval ? 
Il est bon qu’il l’assure, surtout s’il s’agit d’un cheval de selle de valeur; en outre, l’assurance pourra, dans certaines circonstances, couvrir une partie des frais vétérinaires.